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Sexe, limites et censure au cinéma

La censure du sexe

Sexe, limites et censure au cinéma




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La censure du sexe à l'écran est universelle

, dans le temps et dans l'espace. Elle remonte à la naissance même du cinéma. Tous les pays disposent, à l'égard du cinéma pornographique, d'une législation particulière : interdit total ou autorisation très encadrée (cote spéciale, salles spéciales, taxation spéciale, points de vente limités pour la vidéo/DVD, etc.). En même temps, l'érotisme est une composante essentielle du cinéma. A Hollywood, on a pensé très longtemps qu'un film "sans femme" (sans tension sexuelle) ne marchait pas auprès du public. La question de la violence à l'écran apparaît en comparaison un peu secondaire, mais elle commence à se poser à peine plus tard, elle aussi au début du cinéma. Dans les sociétés occidentales, ces deux interdits originels, qui touchent à l'essentiel (la représentation du corps humain), ont faibli en même temps, au tournant des années 1960-1970, pour renaître peu de temps après. Et c'est leur combinaison qui a causé quelques-unes des dernières controverses de la censure.



Le sexe au cinéma est soit surveillé/toléré (l'érotisme), soit interdit (la pornographie), selon des définitions variables, en fonction de l'époque et de la société où intervient le censeur : l’un verra de la pornographie dans un frôlement de main, l’autre définira les critères d'après lesquels une éjaculation faciale appelle une interdiction totale plutôt qu'un classement X. La censure de l'érotisme a produit les codes de représentation (ou plutôt de non-représentation), la suggestion, la métaphore, style que le cinéma américain soumis au Code Hays a porté à son plus haut degré. L'évolution des moeurs en a eu raison.


La censure de la pornographie a développé le cinéma clandestin : les films projetés dès les années 1910 dans les maisons closes, les clubs, les séances "pour messieurs". Chaque révolution, en abolissant la censure, offre au cinéma érotique ou porno une brève période de publicité, avant qu'il ne soit à nouveau interdit : après la révolution de 1917 en Russie, après la défaite allemande en 1918, après 1968. A soixante-cinq ans de distance, la censure se manifeste toujours par des actions destructrices symboliques : en 1912, la police noie dans la Seine des kilomètres de pellicule licencieuse ; en 1977, le film "L'essayeuse" est brûlé par décision de justice.

Théoriquement morale, la censure ou non du sexe dépend de circonstances économiques ou politiques. Dans les années 1930, l'industrie du cinéma américaine met en place les barrières anti-érotisme voulues par des Eglises alors influentes. Au milieu des années 1950, quand l'influence des Eglises baisse et que monte la concurrence de la télévision, ces barrières commencent à s'effacer, ce dont

Marilyn Monroe

est l'éloquent témoignage. Dans les régimes autoritaires du 20e siècle (Amérique latine, Grèce des colonels, Espagne franquiste et même Turquie des militaires), où la censure morale se voulait rigoureuse, a prospéré l'industrie du film érotique ou porno, officiellement réprimée, officieusement tolérée : le sexe comme diversion à l'opposition politique. A l'inverse, les scènes érotiques de "La terre de la grande promesse" d'A. Wajda (1975) sont à l'époque "une forme de lutte contre la censure officielle des moeurs" dans la Pologne communiste.

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